Vers de nouvelles aventures


C’est décidé, on va rentrer ! Pas tout de suite, pas dans l’urgence, mais plus tôt que « prévu » quand même. On s’était mis d’accord en famille : ce voyage durerait le temps qu’il durerait. 3 mois, un an, 18 mois, ce qui importait était que chacun y trouve son compte. Mais « l’idée » de base était quand même de partir un an. C’était plus facile de viser un chiffre rond ! 

Oui, mais voilà : il y a l’idée et puis il y a la réalité. Et la réalité, c’est que nous sommes cinq, dont deux enfants et un adolescent. Et parfois, nous n’avons pas les mêmes envies, ou les mêmes besoins. Dans le cas présent, les besoins des enfants sont d’avoir des copains. La vie de famille, c’est top, la découverte de nouvelles régions, c’est passionnant. Mais ça ne remplace pas les copains. Ils ont besoin d’évoluer aux côtés de leurs pairs. Or, même si nous avons eu la chance de croiser beaucoup de familles, ces rencontres - aussi intenses et nourrissantes soient-elles - n’ont duré que quelques jours. Et les enfants, petit à petit, ont commencé à exprimer le manque. Rien de grave, rien d’insurmontable, mais assez pour que l’on ait envie d’écouter cette frustration, et d’en tenir compte dans notre organisation.

En parallèle, les parents ont beaucoup réfléchi à la suite. Des projets se dessinent, des envies s’expriment, des réponses montrent le bout de leur nez. Et cette ébullition est vivifiante, nous avons une vie à inventer, quelle formidable opportunité !

C’est donc décidé : nous prenons doucement le chemin du retour. Un retour d’escargot. Un retour sur fond d’été qui s’étire. Un retour ponctué de rencontres et de belles découvertes. Un retour au gré des envies. Mais un retour quand même. Et vous savez quoi ? Même si j’aurais pu continuer à vivre ainsi, sans horaire ni contrainte, encore longtemps, je suis quand même ravie ! Je sais que rien n’est définitif, que si nous en ressentons l’appel, nous repartirons. Et je sais aussi que de très belles choses nous attendent, peu importe où nous nous poserons et ce que nous y ferons. 

Pour le moment, on vise donc d’être à la Toussaint en Bretagne. Et on imagine rentrer tout doucement en sillonnant les routes de France, sauf un probable crochet par la Sardaigne, dont l’idée nous a gentiment été soufflée par les récits idylliques d’amis voyageurs (merci Marion, merci Clément !😅). Crochet qui nous permettra de profiter encore un peu des plages désertes, en l’absence des foules estivales ! Mais, ne vous y fiez pas trop, tout peut encore changer. Et c’est bien là que réside toute la magie de cette aventure : elle est à nous, elle est libre, elle est vivante. 

Quoi qu’il en soit, devant l’imminence de la fin du voyage, le mot d’ordre de celui-ci reste inchangé : profiter, savourer, aimer. 










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